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1er mars 2017

Apprendre à gérer son effort sur la durée est l’un des défis majeurs de celui qui apprend le dessin en autodidacte, tout simplement parce qu’il n’a personne pour le gérer à sa place.

Le plus difficile est d’appréhender la progression à partir de moments creux et de moments forts. Il ne faut pas penser que les moments où l’on dessine peu ralentissent l’apprentissage. Bien entendu, il y a une limite : ne pas dessiner, c’est évidemment se condamner à ne jamais apprendre. Mais s’il est bon de dessiner très régulièrement, il faut aussi savoir accepter certaines périodes où, pour des raisons de motivation, de circonstances extérieures ou de cheminement interne, on dessine moins. Ça n’est absolument pas grave et je dirais même que parfois, il le faut.

Pour ma part, je dois avancer sur le scénario d’une bande-dessinée en préparation. Je le pensais terminé mais la pratique du dessin depuis maintenant presque un an m’a contraint à le réviser. C’est intéressant : le dessin change le point de vue sur le scénario. J’avais vu trop grand, trop long, et je mesure désormais beaucoup mieux le temps que requiert le dessin des planches.

Je pourrais remettre l’écriture à plus tard, mais il s’agit aussi de faire d’une pierre deux coups. Avec un scénario remodelé, je vais pouvoir avancer aussi en dessin via la recherche des personnages et des décors. C’est aussi le principe de l’apprentissage en autodidacte, dont le temps n’est pas figé par un programme scolaire mais malléable : l’apprenti doit chercher à gagner du temps chaque fois qu’il le peut, notamment en reliant le processus d’apprentissage à d’autres projets.

Donc, écriture !

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