Portrait sans expression (une)
Bande dessinée d'entraînement

Manque d’expressivité des visages

10 janvier 2020

Retour sur trois cases de BD dessinées ces derniers jours, et plus particulièrement sur le manque d’expressivité des personnages. 

En lisant la rétrospective 2019, un ami me disait récemment qu’il serait bon de donner plus d’émotion aux regards. C’est une très bonne remarque, car certaines expressions de visages restent en effet complètement « plates ». J’avoue que j’étais davantage préoccupé jusqu’à maintenant par les formes, les volumes, les proportions des éléments du portrait. Mais il faut désormais que je m’attaque à ce sujet de l’expressivité, car il est crucial pour la bande dessinée.

Expressivité des visages sur les deux premières cases de la planche 3

Bande dessinée d’entraînement, planche 3, crayonné des cases 1 et 2 :

Expressivité des visages : BD d'entraînement, planche 3, cases 2 et 3

Mis à part le personnage de droite, les visages manquent cruellement d’expressivité. La BD doit exagérer un minimum les émotions, et il est rare qu’un personnage ne ressente absolument rien. Si c’est le cas, son inexpressivité constitue une exception, et le lecteur doit le remarquer immédiatement.

Sur la première case, le personnage de gauche doit garder une expression plus neutre que celui de droite. Ils ne possèdent pas la même personnalité, celui de droite manifestant beaucoup plus ses émotions. Au niveau de l’expressivité, cette case ne pose donc pas de problème en soi.

En revanche, dans la deuxième case, le manque d’expression des personnages de gauche et du milieu est une erreur. Le regard de celui du milieu, qui est le grand frère de celui de gauche, devrait marquer un mélange de préoccupation « paternaliste » et d’affection. Quant à celui de gauche, il devrait marquer bien davantage la concentration. Enfin, l’expression de celui de droite, à défaut d’être subtile, a le mérite de faire passer la bonne information.

Manque d’expressivité sur le gros plan de la troisième case

La troisième case montre en gros plan le personnage de gauche de la case 2 :

Manque d'expressivité : BD d'entraînement, planche 3, case 3

Même problème. Son visage est beaucoup trop détendu par rapport à ce que je voulais dessiner initialement. Ce personnage, sous des dehors parfois détachés, possède une personnalité colérique et obsessionnelle. Ici, il devrait être absorbé, concentré, presque obsédé par son dessin.

Sur les prochaines cases, je vais donc m’efforcer de travailler davantage ce point très important. Quitte à produire au début des expressions un peu stéréotypées, comme celle du personnage de droite sur la deuxième case. De toute façon, je n’ai pas encore le niveau pour dessiner des expressions subtiles. Ça viendra !

Les trois cases :

Bande dessinée d'entraînement, planche 3, cases 1, 2 et 3

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