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Projet littéraire : galerie de portraits

Encrage : oser les contrastes

19 septembre 2019

Passage à l’encrage sur le portrait de l’homme inexpressif.

Je n’ai pas touché de pinceau depuis avril, le résultat risque donc d’être… désagréable. Mais je vais donner à cette séance un objectif qui fera passer la pilule. Le but sera d’essayer quelque chose de nouveau, quelle que soit cette nouveauté. Il ne s’agit pas d’un encrage définitif, donc après tout, le risque de se planter est nul. Tout essai, même peu concluant, sera instructif.

Un encrage classique en pleine zone de « confort » (tout est relatif)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le début de la séance ne brille pas par son originalité ni par sa maîtrise technique :

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Ce qui me frappe, au-delà du manque de dextérité dans la plupart des traits au pinceau, c’est le manque de contraste. Les zones dans l’ombre ne sont pas bien définies et pas assez foncées, du coup elles ne rendent pas bien les volumes.

Bref, c’est beaucoup trop timoré. L’un de mes objectifs à terme est de dessiner de manière limpide, de transmettre des informations très claires sur les volumes, les formes, les textures, etc. C’est le style que j’aime et celui qui correspond à la vision du monde que je veux transmettre. Pour atteindre cette capacité, il va falloir progresser. Et pour cela prendre plus de risques, dans l’encrage notamment, en marquant des contrastes beaucoup plus forts.

Le contraste, c’est la vie

Le contraste établit une distinction nette entre deux éléments, permettant de les mettre chacun en avant en passant clairement l’information de leur différence. Ainsi, pour donner clairement l’information d’un volume, le dessinateur doit marquer le contraste entre l’ombre et la lumière, car c’est via cette différence que l’œil, dans la réalité, perçoit les reliefs. Le dessinateur peut utiliser plusieurs techniques, de la gradation fine (une dizaine d’intensités de lumière/ombre différentes par exemple) à la combinaison binaire et extrême (ombre totale vs lumière totale).

Essai d’encrage binaire (ou le contraste total)

Pour prendre un peu de risque et arrêter de finasser, je vais tenter cette seconde approche : le contraste binaire noir/blanc pour marquer la différence ombre/lumière. On la retrouve dans pas mal de comics, et je me souviens l’avoir déjà essayé brièvement par le passé, sans vraiment l’étudier pour autant (ici et ). C’est l’occasion d’aller plus loin et de voir ce que ça donne sur un visage :

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Cette technique ne pardonne pas : les ombres étant marquées radicalement, toute erreur technique se verra comme le nez au milieu de la figure, hoho. Ici, l’ombre autour de l’œil n’a que très peu de sens. On a du mal à comprendre en effet quels volumes bloquent la lumière autour de l’œil mais la laissent passer pour éclairer sa surface.

Après modif :

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Une technique d’encrage qui a le mérite de la clarté

Je trouve ça nettement mieux car beaucoup plus clair. Au moins, on comprend le volume du visage et de ses différentes parties, les ombres portées (nez et arcade) et les ombres propres (pommette, joue, oreille) étant tracées suffisamment clairement pour suggérer des formes et volumes identifiables : la bosse de l’arcade, le creux de l’orbite, l’arrondi de la pommette, le contour de l’oreille, etc.

Bref, je trouve cette technique encourageante. Elle ne pourra pas être appliquée à chaque fois, car ce type de contraste suggère un éclairage nocturne et à source unique (une lampe d’intérieur ou un lampadaire par exemple), qui ne conviendra pas à toutes les scènes. Mais j’aime la clarté des informations qu’elle transmet. À adapter et affiner.

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